Le conflit palestino-israélien, ne date pas de samedi dernier et du lancement de l’opération Déluge d’Al-Aqsa par le Hamas, il dure depuis si longtemps (début du XXe siècle) que d’aucuns le comparent déjà à la guerre de Cent ans. Mais quelle que soit l’ampleur d’une guerre et les armées et nations impliquées, cela donne inévitablement lieu à des règlements politiques qui dessinent de nouvelles cartes et c’est précisément le cas aujourd’hui.
La résistance palestinienne est un mouvement indépendant dont la force découle d’un soutien massif de la population et non du seul Hamas. Hamas étant l’acronyme arabe du Mouvement de la Résistance islamique, et une reconnaissance des racines et des premiers liens du groupe avec l’un des groupes sunnites les plus importants du monde, les Frères musulmans, fondés en Égypte dans les années 1920.
Aussi, une lecture sans sentimentalité des développements historiques nous amène à la conclusion que les Palestiniens n’ont jamais renoncé à leur cause, à leurs droits ou à leur identité nationale, malgré le rapport de force conventionnel qui est constamment biaisé en leur faveur et les alliances supérieures de leur adversaire israélien, qui a toujours bénéficié du soutien européen et américain.
Mais qu’on se le dise, cette guerre qui a éclaté au matin du 7 octobre 2023, est avant tout la guerre de l’extrémisme avec pour vis-à-vis des extrémistes israéliens qui entravent à tout prix la dynamique de paix et les extrémistes du Hamas. C’est une guerre partie pour durer et qui prend en otage tout, en remettant en question le processus de paix qui s’en allait, malgré tout cahin-caha.
Cela dit et pour en revenir à l’actualité, qui, a déjà fait plus de 3.700 morts de part et d’autre, civils, soldats israéliens et combattants palestiniens, l’opération Déluge d’Al-Aqsa lancée par le Hamas contre Israël, ne peut être attribuée à ce seul mouvement. C’est certes, un fait d’armes exceptionnel mais quoique l’on dise, il porte bel et bien la signature du régime iranien et notamment celle des Gardiens de la révolution islamique (l’élite de l’armée iranienne) qui ont armé les combattants du Hamas et ont planifié et financé ce fait de guerre, selon des médias américains.
Sinon comment concevoir qu’une attaque d’une telle ampleur ait pu se passer avec autant de facilité. Des plus coordonnées, stratégiquement et militairement, digne d’un fait d’armes exceptionnel et elle n’aurait jamais pu avoir lieu sans une aide extérieure. La main de l’Iran dans sa préparation ne laisse aucun doute.
Un rapport du Département d’État américain datant de 2020, indique que l’Iran fournit annuellement environ 100 millions de dollars aux différents groupes palestiniens, notamment le Hamas, le Jihad islamique palestinien et le Front populaire de libération de la Palestine mais, malheureusement rien à l’Autorité Palestinienne, ou à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en tant que seul représentant légitime du peuple palestinien et de sa cause.
Hamas selon le Washington Post a bénéficié d’injections massives d’argent iranien, ainsi que d’une aide technique pour fabriquer des roquettes et des drones dotés de systèmes de guidage avancés, en plus d’une formation aux tactiques militaires -dont certaines ont eu lieu dans des camps à l’extérieur de Gaza ». Le Hezbollah qui assaille actuellement le nord d’Israël de mortiers et de roquettes, s’en est effectivement chargé.
Résultat des courses, après l’opération déluge d’Al-Aqsa, le report de facto, et sine die, de tout rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’État hébreu et Israël s’est ouvert la voie d’une guerre vengeresse, rendant impensable même, d’éventuelles discussions sur un règlement politique. Les États-Unis en signe de soutien ont repositionné un porte-avions sur les côtes d’Israël et de Gaza, et les pays occidentaux ont surenchéri dans leur rhétorique sur le droit d’Israël à se défendre militairement. C’est du tout bon pour Téhéran.
Mais l’Iran, qui a pour alliés dans cette région, le Hezbollah au Liban, la Syrie et dans notre région l’Algérie et son poulain le polisario qui se fait quelques dents dans les camps d’entrainement syriens et libanais du Hezbollah, c’est un secret de Polichinelle, a pour ennemi juré Israël, les Etats-Unis (grand Satan) et le Maroc. Une situation dont se satisfait le régime des caporaux d’Alger. “Qui s’assemble se ressemble“ se dit-on, aussi comme Téhéran soutient le Hamas, un de ses bras armés dans la région du Moyen Orient et qu’Alger fait de même avec le polisario quelque part, par ici, il est temps de classer ce dernier dans le repère des terroristes de la planète, à l’image du Hezbollah, Boko Haram, Daesh, Hamas…
Nul doute qu’Alger dans son fol espoir de déplacer le conflit à nos portes est en train de s’enliser. Le régime des séniles d’Alger est allé trop vite en besogne en mettant sur le même piédestal conflit israélo-palestinien et conflit entre le Royaume et l’Algérie.
On l’image les aboyeurs qui caressent dans le sens du poil de la bête d’un journal peu patriotique devant de tels évènements, ont eu vite fait d’y trouver une similitude, dont on vous donne quelque bribes « les images nous ramènent à nos frontières ouest que le régime marocain croit avoir « blindées » grâce aux équipements et aux moyens d’espionnage « sophistiqués » de son nouvel allié ». Ou encore, « l’opinion marocaine elle-même, a répondu, en mettant en garde d’éviter de « trop provoquer l’armée algérienne qui rayerait des villes marocaines entières de la carte en vingt-quatre heures et occuperait la majeure partie du pays sans coup férir ».
Dans cette troisième dimension si, Alger veut s’y essayer elle sera la bienvenue au qui « s’y frotte s’y pique ». Mais à bien y voir le Gaza à l’Algérienne du Maghreb que veut mordicus mettre en avant le régime des séniles ne peut être que Tindouf qui abrite autant qu’à Gaza des séquestrés que, et le Hamas et polisario tentent de mettre au pas tant par la terreur que la tyrannie.