Alors que plus de deux millions de Gazaouis sont pris dans l’étau de l’opération israélienne “Glaive de fer“ et qu’ils font face à un blocus total et à des bombardements intenses qui ont fait plus de 2000 morts et près d’une dizaine de milliers de blessés, le régime des capos d’Alger, impassible se terre dans un silence complice.  

Aussi, devant ce nettoyage ethnique sans précédent, Alger n’a pas trouvé mieux, sans doute de peur de redéclencher le Hirak, que d’interdire toute forme de manifestation publique en faveur de la Palestine alors que de nombreuses marches et rassemblements imposants se déroulent un peu partout à travers le monde. 

En effet, de New York à Athènes en passant par Tokyo, Djakarta, Bagdad, Rabat, Amman, Le Caire…, des manifestants ont investi la rue par milliers, pour crier leur soutien à la Palestine, rejeter ces représailles aveugles et sanglantes et revendiquer la désescalade guerrière. Alger se range du côté des Occidentaux qui laissent les mains libres à Netanyahou pour l’éradication du Hamas alors que c’est en réalité, une guerre contre les Palestiniens, pour ne pas dire un nettoyage ethnique qui est envisagé par le gouvernement d’extrême droite d’Israël.  

Pire, pour enrayer le mécontentement populaire face au silence coupable des dirigeants d’Al Mouradia, Alger a annoncé, de quoi laisser coi les Algériens, qu’il sponsorisera désormais l’organisation des matchs de football palestiniens. Sic ! Une risible légèreté de plus à mettre sur l’ardoise des deux séniles du coin. Du coup on l’imagine c’est la ruée sur la toile algérienne pour dénoncer cette mascarade du “un, deux, trois, viva la Palestine“.  

Même dans les stades de football en Algérie on ne s’y est pas trompé et le public de brandir des slogans hostiles à l’attitude du pouvoir en Algérie et du silence par lequel il brille si ridiculement. On ne sait si l’on doit en rire ou pleurer. En effet, la Palestine et le peuple Gazaoui qui meurt de faim et de soif sous le siège israélien n’attendent pas que le régime d’Alger organise des matchs de football pour la Palestine, mais plutôt un soutien explicite et tangible sur le terrain, le vrai, pas celui du jeu de la propagande.  

Alger de cette « sponsorisation d’organisation de matchs de football palestiniens » n’a de volonté que de se dédouaner d’une absence politique et diplomatique, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Le régime des séniles d’Alger, de par son “circulez, il n’y a rien à voir“, ne sait plus qui soutenir, les Palestiniens, le Hamas, l’Iran ou le Hezbollah qui a ouvert un front au nord de la Bande de Gaza.  

La « cause palestinienne » dont il a fait le principal atout de sa propagande pour justifier son soutien infaillible aux séparatistes sahraouis (un milliard de dollars par an, au bas mot) et contenir la furia des Algériens, semble avoir soudain « disparu ». Alger qui fait du copier/coller de tout ce qu’entreprend le Royaume devrait s’inspirer de la liberté du peuple marocain de s’exprimer et de manifester dans les rues.

Les manifestations pro-palestiniennes au Maroc, ce n’est pas ça qui manque avec ou sans, avant et après le rétablissement des relations avec l’Etat hébreu.  Le Marocain n’en déplaise à Alger, n’a pas de leçons à recevoir, fumeur ou pas, cinéphile ou pas, il en sait des choses sur la sacralité de la cause de la Palestine. C’est de naissance.

Par contre l’absence de réactivité d’Alger dans ce contexte, prête à s’interroger sur la cause nationale première de l’Algérie, la « Palestine ». Que reste-t-il des déclarations et autres promesses du président algérien mal élu qui se dit prendre à cœur le dossier palestinien ? Un hors-jeu validé par le ou la VAR interposé(e) et but refusé. 

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